Damien Bégoc – Blog politique « Je ne m’occupe pas de politique. » C’est comme si vous disiez : « Je ne m’occupe pas de la vie. » (Jules Renard)

7oct/110

Médiasrama : suivre la présidentielle sur le fond !

Je vous invite à découvrir Médiasrama, la nouvelle page publique que je viens d’ouvrir sur Facebook : une sélection d'articles de fond et de sites web intéressants sur des sujets politiques, économiques, culturels, sociaux et sociétaux pour suivre la présidentielle et les législatives 2012, en éclairer les enjeux et participer au débat.

Les maîtres-mots de cette page : modération et pondération, respect et courtoisie, recul et réflexion, ouverture et absence d'esprit partisan.

Parce qu’une campagne, le débat, la démocratie, ce sont avant tout des idées. Parce qu'une campagne, le débat, la démocratie ne doivent pas nécessairement se transformer en foire d'empoigne, ponctuée de boules puantes !

Page accessible directement sur Facebook : http://www.facebook.com/mediasrama ou via son propre nom de domaine : http://www.mediasrama.fr

12déc/070

Grèves des transports : bien dit !

Lu dans Le Point de cette semaine, un portrait (malheureusement pas disponible en ligne ?) de Guillaume Pepy, le numéro deux de la SNCF, et apprécié son retour d'expérience « sociologique » sur les grèves de novembre vues par les usagers : « Cette grève, je l'ai vécue comme une maltraitance faite aux usagers. Aujourd'hui, en France, le train de banlieue est à peu près aussi vital que l'eau et l'électricité. Les principales victimes sont ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir une voiture. Qui travaillent loin de leur domicile. Qui doivent se lever tôt. Les plus fragiles de notre société. »

Et de préciser, à l'issue de ses tournées quotidiennes pendant les grèves dans les gares parisiennes, vers 6h30 : « A Saint-Lazare, qui dessert la banlieue ouest, les voyageurs grondaient, prêts à exploser. A la gare du Nord, les gens baissaient la tête, comme habitués à se résigner en silence. C'était troublant de constater deux attitudes si différentes face au même chaos. »

Rien à enlever, rien à ajouter...

14sept/070

Pour l’enseignement obligatoire de l’économie

En cette période de rentrée scolaire, une idée qui me tient à cœur depuis longtemps : l’enseignement obligatoire de l’économie à l’école, au minimum au lycée, quelle que soit la filière (même littéraire ou scientifique) et de la seconde à la terminale. Pourquoi pas également dès le collège.

Les phénomènes économiques s’imposent à tous - selon certains ils supplantent même en importance les vecteurs politiques - et sont bien souvent d’une complexité extrême : pour comprendre le monde dans lequel nous vivons, pour suivre des débats tels que celui sur la TVA sociale ou des événements comme cet été la crise des « subprimes » américaines, des connaissances de base me paraissent indispensables.

Avantage induit : s’affirmer aussi citoyen éclairé, mieux appréhender les enjeux d’un discours, d’une proposition, d’une élection... Surtout, ne pas se faire manipuler par des démagogues, ne pas tomber dans le panneau de propositions irréalistes, éviter les vieilles lunes dont sont friands certains acteurs politiques. A cet égard, le référendum européen en 2005 - c’est un exemple que j’ai déjà cité précédemment, j’y reviens car son résultat m’a beaucoup marqué - a donné lieu du côté de certains partisans du non à des argumentations économiques d’une mauvaise foi qui m’a sidéré et même choqué... Autant de chausse-trappes qui seront naturellement déjouées lorsque se diffusera dans la population une meilleure conscience globale du monde tel qu’il est, c’est-à-dire compliqué, interdépendant et indissociable de l’omniprésence économique, de l’échelle d’un seul individu à la planète toute entière.

PS1 : je n’ignore pas les polémiques récurrentes qui peuvent exister entre les professeurs de sciences économiques et sociales (qui ont une vision forcément « gauchiste » pour leurs contempteurs) et, par exemple, les chefs d’entreprise (qui sont forcément « ultra-libéraux » pour la partie adverse) mais je crois qu’avec un minimum de dialogue et d’effort de compréhension mutuelle, il est possible de parvenir à un enseignement équilibré, sans angélisme, sans manichéisme et sans idéologie, des mécanismes économiques et des phénomènes sociaux qui en résultent.

PS2 : quant à la polémique actuelle entre ces mêmes professeurs de SES et le ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, j’ai une position un peu « romantique » dans la mesure où j’ai toujours considéré que la filière du bac ES (qui n’est pas celui que j’ai passé, autant le préciser) est certes globalement suivie par des élèves plutôt moyens - voyons les choses en face - mais est aussi celle qui propose la meilleure ouverture d’esprit et la meilleure culture générale. Deux qualités essentielles pour tracer ensuite son chemin...

PS3 : et pour tous ceux qui, comme moi, n’ont eu au mieux que des cours d’économie en seconde, la lecture de « L’Économie pour les nuls », paru cette année dans la fameuse collection des éditions First, et la consultation de quelques sites et blogs (par exemple, Econoclaste ou Ecopublix) s’imposent !

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